@ Les livres sur Orgon
Orgon, De St Roch à Beauregard
Sylvie Delhome
Edition Lacour-Ollé
ORGON
René Fages &
Louis Tertian
Monographie
ORGON
René Fages
Edition
Equinoxe
@ Documentaire vidéo L'Association a créé un documentaire vidéo sur l'histoire d'Orgon. Vous pouvez en voir un aperçu sur cette page...
Crédit Photos: Sylvie Delhome Conception : i-techmultimedia Copyright © GHCO / orgon-patrimoine juin 2008 Mentions légales / Nos partenaires
Historique du village
URGONUM, CASTRUM de URGONE, dans les textes
du Moyen- âge de 1183, est l’un des plus vieux
hauts lieux de la Provence.
De nombreux vestiges d’âge néolithique ont été
trouvés dans le vallon de Lavau et il est probable
qu’un oppidum celto ligure existait sur la colline
de Mont Sauvy (montagne des Salvien).
Quant aux traces d’occupation romaine, elles sont très nombreuses principalement dans le quartier de Saint Véran où l’on a exhumé des sépultures, monnaies et statues.
Résidence des Templiers et des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem dans le quartier des Fumades et de l’Aiguille, ORGON commence son histoire au moyen âge avec son château, place forte et prison, qui joue un rôle important à partir du XIII° siècle.
En 1204, Alphonse, Comte de Provence, remet le château à Guillaume, Comte de Forcalquier, en garantie d’un traité et Raymond Bérenger donnera le même gage en 1228.
Le 1er mai 1303, Gabriel Salvagi de Gênes, reçoit le château de Charles le Boiteux. En 1338, la seigneurie est entre les mains de Raymond d'Agoult.
Après la donation de la Reine Jeanne en 1379, d’autres concessions auront lieu en 1424, 1435, 1438, jusqu’à ce que le Roi René l’ai comprise dans la dot de sa fille Yolande, mariée à Ferry de Lorraine, Comte de Vaudémont et de Guise.
La maison des Guise Lorraine conservera la seigneurie d’Orgon durant plus de trois siècles jusqu’à la Révolution de 1789.
Le château sera démoli une première fois par le Sire de Beaudricourt sur ordre de Louis XI en 1481. Ensuite reconstruit, il sera à nouveau abattu lors de la destruction des Châteaux féodaux par Richelieu.
En 1562, le Baron des Adrets saccage l’église paroissiale, profane le sanctuaire de Notre Dame de Beauregard et précipite dans le vide la Madone vénérée que l’on recueillera intacte.
Pendant la ligue, les troupes du Duc de Savoie n’attaqueront pas la ville, ce qui évitera, malgré les fortifications de la colline, le démantèlement de la chapelle qui aurait gêné les opérations militaires.
En 1594 ont lieu des escarmouches entre les troupes de Lesdiguières et celles d’Espernon aux portes d’ORGON.
En 1653, la communauté d’ORGON reçoit d’Henri de Guise «îles, agréments et atterrissements» de la Durance et, le 15 janvier 1660, lors du passage de Louis XIV, bénéficie d’un allègement des impôts.
La période révolutionnaire est très agitée. Jean Charles Soulier, président du club la Liberté et l’Égalitéest assassiné pendant la réaction thermidorienne le 16 février 1795.
ORGON est la patrie du poète Antoine Pomme (1620), des soldats de l’Empire Colombet, Rimbaud et Brémond, du peintre Louis Espérandieu (1787 – 1857), de la bienfaitrice des pauvres Madeleine Laugier ( 1801 – 1880) et des ancêtres d’Edmond Rostand, auteur de L’Aiglon et de Cyrano de Bergerac.
A l’extrémité nord-est de la chaîne des Alpilles, la ville d’ORGON est adossée à l’éperon de Beauregard où, en 1878, le chanoine Bonnard fit construire une chapelle et restaurer le monastère.
Depuis le 23 août 1903, une majestueuse croix des «énitents Gris» s’élève dans l’enceinte fortifiée qui domine le plateau.
On découvre une vue magnifique sur la vallée de la Durance et la plaine de Cavaillon à partir de la table d’orientation.
Les armoiries de la ville évoquent la ferveur qui, au cours des siècles, animera les Orgonnais pour Notre Dame de Beauregard.